Le fournil
Le fournil donne sur la cour, derrière la boutique. Le four à bois y est depuis 1931 ; on l’a reconstruit deux fois, jamais déplacé. Il chauffe au hêtre, une heure et demie, avant la première fournée.

Le levain est nourri le soir à la farine de seigle et à l’eau de la cour. Les farines viennent du moulin de Saint-Corneille et de celui de Coulaines, moulues à la meule. Rien de surgelé, rien qui n’ait été façonné ici.
La pâtisserie est celle de Claire : les fruits du marché des Jacobins, une tarte par saison, la brioche du dimanche tressée à cinq heures.

La maison, année par année
1931
Louis Bréhier reprend la boulangerie de la place, un four à bois et deux ouvriers.
1958
Son fils Marcel installe le pétrin mécanique et ouvre la pâtisserie.
1987
Anne et Jean-Louis reprennent, remettent le levain au centre et le four à bois en service.
2014
Claire, quatrième du nom, passe son brevet de maîtrise et revient à la place.
2026
Le même four, allumé chaque nuit. La brioche du dimanche est celle de 1958.